Transitions & tendances

Retrouvez tous nos articles et nos brèves sur les transitions et les tendances des mobilités.

Au départ, les deux fondateurs de Goupil ne souhaitaient pas particulièrement vendre leur entreprise, qui se porte plutôt bien puisqu’elle affiche une croissance annuelle de 40% pour un chiffre d’affaires de 21,3 millions d’euros et un résultat net de 500.000 euros. Ce sont les américains Polaris qui sont venus chercher cette PME de 100 personnes ancrée dans le Lot et Garonne. La société américaine est un « gros poisson » par rapport à Goupil : Polaris emploie 4700 personnes et a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires dépassant les 2 milliards d’euros.   Polaris poursuit sa stratégie de diversification dans les véhicules électriques et d’acquisition de compétences dans le domaine puisque ce rachat vient compléter celui de Global Electric Motorcars opéré début mi-2011, ancienne filiale de Chrysler, spécialisée dans les véhicules électriques multipassagers. Goupil, également spécialisée dans le véhicule électrique a également développé un utilitaire hybride rechargeable bi-mode, ce qui devrait sans doute également intéresser les américains. Dans un propos relayé dans les Echos, René Basei, responsable vente et marketing de Polaris dans la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique, et nouveau PDG de Goupil affirme : « Ce sera notre première usine de production en Europe et notre cinquième dans le monde. Nous allons nous développer en dehors du continent nord-américain. La part de l’export est de 15 %. Nous voulons arriver à 33 % ».   Goupil gardera ses deux fondateurs à la direction opérationnelle et la direction générale de l’entreprise et devrait bénéficier de la force de frappe de Polaris […]

Ce nouveau fonds d’investissement sera doté de 30M€ et financera des PME européennes en phase d’amorçage ou de développement. Les compétences recherchées sont dans le domaine de la mobilité durable, que ce soit au niveau des produits, services, ou des technologie apportant des solutions aux problématiques de mobilité rencontrées par les quatre opérateurs. Problématiques qui seraient par exemple pour la SNCF de connecter son réseau de transport aux autres solutions de mobilité pour apporter aux usagers un service sans coutures ou encore pour PSA de sortir de l’automobile pour devenir un acteur de la vie des territoires et de la cohésion sociale. Ce fonds souhaite n’intervenir que minoritairement dans les entreprises. L’engagement financier ne sera effectif que pour des PME pouvant démontrer leur capacité à atteindre une rentabilité économique, à travers un business model pertinent qui leur permettraient d’être leaders sur leur marché.   Associant un opérateur de transport, un constructeur automobile, un énergéticien et un opérateur télécom, Ecomobilité Venture recherche des innovations aux interfaces des compétences et des métiers de chacun. Une association inédite d’acteurs signe d’un nouvel écosystème de mobilité en cours de construction.

Les mesures d’application de la loi ZAPA (Zones d’Action Prioritaires pour l’Air) présentées au printemps dernier par le gouvernement dressent la liste des véhicules qui, dès l’été 2012 pour les villes en expérimentation, pourraient être interdites de circulation dans certaines zones urbaines. Ces mesures, découlent directement des exigences de l’UE en matière de qualité de l’air. En dehors de l’aspect stigmatisant ressenti par certains usagers, il faut y voir une réelle opportunité pour repenser les modes de déplacement, pas seulement pour les individus mais également dans le secteur des livraisons et transport de marchandises. Vers une prise en compte systématique des enjeux environnementaux La régulation des déplacements en centre ville n’est pas nouvelle mais répondait auparavant principalement à une problématique de fluidité de la circulation, lutte contre la congestion urbaine. Mais la multiplication dans les grandes villes de France des pics de pollution aux particules et au dioxyde d’azote rend le problème doublement préoccupant. Les mesures nationales ou européennes visent désormais à préserver les centres villes urbains des pollutions de l’air et des maux qui en découlent (asthme, sensibilité bronchique, réaction accrue aux allergènes…). Le ministère de l’écologie en France estime à 40 000 par an le nombre de décès prématurés liés aux niveaux de concentration en particules (PM10) dans l’air. La loi ZAPA, issue du Grenelle de l’environnement, va dans ce sens. Elle n’est pas une originalité française puisque des lois similaires existent déjà en Allemagne et Italie, et mise en place dans plus de 160 villes en Europe. […]