Nouvelles mobilités & nouveaux usages

Retrouvez tous nos articles et nos brèves sur les nouvelles mobilités et les nouveaux usages.

Dacia va-t-elle être la marque qui va populariser la voiture électrique en France ? Renault a annoncé la Dacia Spring 100% électrique pour 2021 à 17 700 € pour le « haut de gamme », ce qui laisse envisager un tarif à partir de 15 000 ou 16 000 € . Les premières estimations annonçaient quant à elle un prix avec primes autour des 10 000 €, nous serons donc plus autour de 11 000 ou 12 000 €. La solution pour arriver à ce prix ? La Dacia Spring est une européanisation de la City K-ZE de Renault commercialisée en Chaine, qui est elle-même basé sur la Kwid, l’ultra low-cost lancée en Inde. La Dacia Spring sera donc une citadine aux performances modestes fabriquée en Chine pour arriver à un prix raisonnable. Est-ce la recette pour démocratiser la voiture électrique en France ? La capacité batterie reste correcte pour un véhicule à l’usage purement citadin mais la puissance apparait clairement limitée. Sources : Dacia Spring : nos impressions à bord de la voiture électrique la moins chère du marché Dacia Spring électrique (2020) : un premier prix dévoilé ! Dacia Spring : la voiture électrique à 10 000 € arrive

La plupart des agglomérations de plus de 100 000 habitants développe des services de partage de mobilité, autos, vélos ou trottinettes. Les particuliers sont friands de ces nouveaux modes de transports plus souples et plus écologiques. Les services proposés à la population incitent à une consommation de plus en plus fréquente de ces nouveaux moyens de transport. Les plateformes MAAS émergent pour faciliter ces usages. Pourtant, les atouts écologiques des micro-mobilités ne semblent pas si prometteurs. Contre toute attente, ces dernières pourraient aggraver le bilan carbone des grandes métropoles.

Une mobilité durable doit répondre aux besoins essentiels de tous les usagers d’un territoire. Elle doit aussi tenir compte des enjeux environnementaux et économiques. L’équité sociale et l’accès aux services pour tous est un des enjeux majeurs dans la construction des nouveaux modes de déplacement. Enfin, la fourniture d’informations précises et éclairées aux décideurs dans les agglomérations et les entreprises est un critère important. L’étude des flux de citoyens permet d’obtenir une mobilité durable. Les outils du Mobility as a Service ou MaaS peuvent-ils répondre positivement à l’ensemble des critères ?

En Septembre 2016, Carlos Tavares annonçait le lancement de Free2Move. Une marque pour fédérer un ensemble de services de mobilités pour satisfaire les nouveaux besoins de déplacements. Cela prend la forme d’une plateforme et d’une application. Aujourd’hui, Free2Move devient une filiale de PSA et s’adosse aux concessions du groupe. Ainsi la nouvelle application propose des voitures du parc PSA à louer sur une durée courte, longue, voire en autopartage. Les concessions deviennent les agences de locations Free2Move. Une stratégie qui donne une cohérence à l’offre globale et qui mutualise des coûts pour le groupe. Par ailleurs, dans les villes moyennes, les concessions sont souvent idéalement placées en bordure de ville. Donc elles sont une transition parfaite entre mobilité urbaine et grande mobilité. Par contre pour les grandes villes, les concessions sont souvent hors des villes dans les zones d’activités … « Rentable en 2021, c’est sûr » Les concessionnaires, futurs hubs d’échanges des mobilités ? A voir si le modèle prend ! Source : Après les voitures, PSA se rêve en champion des services de mobilité | Les Echos

La voiture volante est un fantasme ancien, une vision du futur mobile libéré de l’apesanteur. L’automobile a permis pour ceux qui y ont accès une formidable liberté. Une liberté néanmoins à une dimension, le long de la route, route victime de son succès et de plus en plus saturée compromettant  la liberté acquise. La voiture volante donnerait d’un coup 3 dimensions de liberté, plus besoin de route ! Le service de taxi volant techniquement pour bientôt L’évolution des technologies parait rapprocher le moment où les voitures volantes seront possibles. Le cabinet Wyman a recensé 170 projets de taxis volants dans le monde sur la base de nouveaux aéronefs légers et électriques (les VTOL : Vertical Take Off and Landing aircraft).  L’amélioration du stockage Lithium ion permet d’embarquer suffisamment d’énergie pour déplacer en aérien ce genre d’aéronefs pouvant embarquer quelques personnes pour des services de taxi volant. Les technologies à plusieurs motorisations électriques permettent des aéronefs stables et plus faciles à piloter qu’un hélicoptère, aussi moins bruyants. La mobilité autonome est techniquement plus facile à gérer dans les airs que sur terre où les aléas sont beaucoup plus imprévisibles. Les technologies semblent converger pour rendre le taxi volant possible. Les majors de l’aérospatial Airbus et Boeing ont des projets avancés, ainsi que plusieurs constructeurs automobiles et un grand nombre de start-up. Le patron de Boeing a déclaré que « d’ici 10 ans le ciel des villes américaines sera parcouru par des véhicules électriques autonomes. Ils amèneront  les gens à destination en évitant […]

Depuis plusieurs années, la stratégie de la SNCF est de proposer un trajet porte à porte à ses clients. C’est passé par le développement de services internes ( comme la livraison de bagages), puis l’acquisition externe (comme la start-up de covoiturage devenue IDVroom avant d’être vendu à Klaxit mi-2019). L’objectif : bâtir un service complet SNCF du point de départ du voyageur, jusqu’à son arrivée. Peine perdue … La SNCF se lance désormais dans la course pour être le point d’entrée des voyageurs dans la nouvelle vision MaaS (mobility as a service). Pour cela, l’application « Assistant SNCF » propose aux utilisateurs d’identifier, de réserver, voire de payer leur trajet porte à porte et tous les services associés (bus, vélo, taxi, vtc, …) dans l’application. La SNCF doit relever deux grands défis : se faire une place entre Google et Citymapper très actifs sur les trajets porte à porte en multi-modalités ; convaincre les voyageurs que les trajets multi-modaux sont aussi pratiques que la voiture – qui reste le moyen de transport privilégié des Français. Il s’agit d’un « couteau suisse » de mobilité, une porte d’entrée unique permettant de rester au sein de la même appli, elle-même rémunérée par des commissions de ses partenaires. Source : La SNCF embarque Uber dans son application multimodale | Les Echos

L’utilisation des bus électriques, par les collectivités locales, progresse fortement dans de nombreux pays, principalement en Chine ou la quasi totalité du parc est électrique mais aussi en Europe. Alors que la France, au sortir de la crise du COVID, annonce un plan de relance historique pour l’achat de véhicules propres, le Dirigeant de Forsee Power Christophe Gurtner, s’interroge sur les volumes de commandes qui seront réellement générés. Selon Christophe Gurtner, la France progresse plus lentement que ses voisins Européens en la matière, bien que le coût total d’un bus électrique soit désormais équivalent à celui d’un diesel. La société Forsee Power, qui lève 30 millions d’euros, compte bien sur une transformation concrète des mesures politiques en commandes publiques pour accélérer la commercialisation de ses systèmes de batteries pour bus électriques. « Sur 2021 c’est encore l’inconnue. Alors que la France est notre premier marché, nous sommes dépendants des commandes publiques. Or la crise a gelé les appels d’offres des collectivités locales. Nous espérons que les discours des gouvernements européens sur la nécessaire transition énergétique vont se traduire en volumes ! » Source : Forsee Power rêve de voir se généraliser les bus électriques en France | Les Echos

ou comment la crise actuelle peut-être un accélérateur pour le développement du vélo et de sa filière La pratique du vélo, les investissements pour les infrastructures et la diffusion du vélo sont en pleine progression ces dix dernières années quels que soient les usages loisir, sport, tourisme ou déplacements quotidiens. La situation actuelle met seulement en lumière des interrogations sur les modes de déplacements urbains et sert de catalyseur à certaines actions restées dans les cartons.

La crise due au COVID19 provoquera-t-elle un changement durable de nos comportements de mobilité ? La pratique du vélo a augmenté, le télétravail s’est généralisé, notre appréhension de l’espace a été remaniée (ces rues désertes, ces villes silencieuses, ces chemins de proximité retrouvés ou découverts), nous sortons masqués. Bon gré mal gré, nos comportements de mobilité ont été modifiés et avec eux, notre perception du risque a indéniablement changé pour plébisciter des modes de transport plus individuels, de plein air. Cette période va-t-elle ouvrir la porte à une gamme plus diversifiée de modes de transport ou au contraire un retour massif à « l’autosolisme » ? Ces changements bouleversent le positionnement de beaucoup d’offres (taxis, VTC Uber, Lyft, Lime…). Les cartes sont rabattues et certains se retrouvent avec une longueur d’avance (cacao Mobility). Dans le secteur de la mobilité, les attentes des clients sont à réinterroger – d’urgence-. Les marchés évoluent dans le temps, rapidement ces temps-ci. Sources : Pourquoi le MaaS est l’avenir du transport – simplifier-la-mobilite.tumblr.com Caocao Mobility : tradition et modernité – www.mobilitesmagazine.com Lyft, Uber, Lime : les géants de la mobilité secoués par le Covid-19 | Les Echos Uber durcit son plan d’urgence et se recentre sur l’essentiel | Les Echos Comment les taxis G7 espèrent reconquérir leurs clients – Ville, Rail et Transports Covoiturage, taxis : le match du transport à moindre risque | Les Echos

Que retenir des choses qui ont changé sur les mobilités pendant le confinement en France ? Des pistes cyclables temporaires apparaissent un peu partout dans les villes. Quels meilleurs moyens pour tester l’usage et la possibilité de modifier simplement la circulation ? Le forfait mobilité durable a enfin été publié ! Les entreprises parlent enfin de démobilité pour limiter les déplacements et ceci s’étend au quotidien. Certaines voies réservées aux bus et aux taxis sur les autoroutes parisiennes sont enfin autorisées au covoiturage. Ah oui et dernière chose : Aéroports de Paris reste public. Ancrés dans la mémoire pour la vie. Chacun se souviendra de ces deux mois qui ont bouleversé nos existences, stupéfié nos cerveaux, ramollis nos corps, fait flancher l’économie, alors que la santé constituait, c’est assez rare, la première des préoccupations publiques. Au moment où l’activité redémarre progressivement, il est tentant de faire un décompte, forcément … Source : Mobilité : 13 choses qui ont changé en deux mois – L’interconnexion n’est plus assurée