Cette semaine la récolte de brèves nous amène à nous interroger : A quoi ressembleront nos villes demain ? « Grand Paris : la vidéo-verbalisation des véhicules les plus polluants annoncée pour fin 2021 » (Les Echos), « Les tricycles électriques sont-ils l’avenir de la mobilité en ville ? » (Détours), et encore « Qui va faire décoller les taxis volants avec la RATP? » (BFMTV) La question de l’adaptation des infrastructures à ces nouveaux usages va se poser de plus en plus vite et de plus en plus fort. Qui suis-je ? Où circuler ? Où se garer ? Puis, plus surprenant, une ville toute neuve sans routes ni virages ni voitures « L’Arabie Saoudite veut construire une ville de 170km, sans routes ni voitures » – (Détours) !  Alors, la ville désengorgée, désirable et respirable, utopie ou réalité ? Pour aller plus loin :  Le contrôle automatisé des données signalétiques des véhicules dans les ZFE Zones à Faibles Emissions a été prévu dans la loi d’orientation des mobilités (loi LOM) de décembre 2019, à condition de pas contrôler chaque jour plus de 15 % du nombre moyen journalier de véhicules circulant au sein de la zone. Exit les contrôles pédagogiques, la vidéo-verbalisation devrait être mise en place d’ici fin 2021 dans la Métropole du Grand Paris pour rendre les ZFE crédibles. Grand Paris : la vidéo-verbalisation des véhicules les plus polluants annoncée pour fin 2021 | Les Echos En centre-ville, il y a déjà les trottinettes, les voitures et les transports en commun. Mais une entreprise française, […]

Début 2021, le groupe Stellantis est officialisé. Le rapprochement du groupe PSA (Peugeot, Citroën, Opel, etc.) et FCA (Fiat, Chrysler, Alfa Romeo, etc.) devient effectif. Carlos Tavares reconnaît une dimension défensive à cette fusion. Toutefois, il pousse, pour les 5 années à venir, une dynamique de collaboration intelligente. Ainsi, le constructeur n’est pas dans une dynamique de crise de réduction à tout prix des coûts. Carlos Tavares prend Tesla comme concurrent principal : il ne veut pas devenir son sous-traitant. Pourtant, sa vision de la transformation de Stellantis est marquée du passé. Le groupe traîne le passé et l’organisation d’entreprises traditionnelles. Il parle notamment d’utiliser “[leurs] atouts de constructeur automobile conventionnel et aussi [leur] taille”.

Plus de 10 ans déjà que l’équipe Mobilités de Créativ suit les enjeux des émissions. A observer l’évolution des réglementations des véhicules mis sur le marché en Europe. En effet les premières mesures européennes étaient prises en 2009, assouplies en 2014. Plus de 10 ans que nous décryptons des stratégies variées des plus lisibles aux plus absentes. Le pallier réglementaire pour la fin de 2020 cristallise des attitudes : des plus proactives au sentiment d’impuissance voire de déni.

TOTAL poursuit la transition de ses activités. En effet, l’entreprise multiplie les acquisitions et les prises de participations, notamment dans le secteur de la mobilité électrique et aussi de la production d’électricité renouvelable. Ainsi, Total est en capacité de proposer des solutions intégrées, depuis la fourniture d’énergie jusqu’à un service de recharge complet. Réseau de recharge Le groupe vient d’acquérir le réseau de recharge pour véhicules électriques du groupe Bolloré à Londres (automobilepropre.com). Il s’agit de plus de 1 600 points de recharge ! TOTAL en assurera la gestion l’exploitation et l’alimentation en électricité renouvelable. Par ailleurs, Total a remporté le plus grand marché public de recharge pour véhicules électriques en Europe auprès de la Région Métropolitaine d’Amsterdam. Dans le cadre de ce contrat, le Groupe installera et exploitera jusqu’à 20 000 nouveaux points de charge publics aux Pays-Bas. L’ambition, à horizon 2025, est d’opérer en Europe 150 000 points de charge, toutes puissances confondues. Avec plus de 1.600 points de recharge pour véhicules électriques, le maillage Source London est le plus dense installé dans la capitale britannique. Total reprend le réseau de recharge londonien du groupe Bolloré | automobilepropre.com Batteries Dans le domaine des batteries, Total et PSA ont annoncé début septembre 2020 la création d’une co-entreprise : « Automotive Cells Company » (ACC). Ainsi, elles unissent leurs savoir-faire en vue de produire en Europe des batteries de véhicules électriques haute performance. Une réelle Total transition ? Le gaz et l’électricité seront les relais de croissance de l’entreprise dans […]

Les ZFE passent un cap ! Jusqu’ici 19 territoires étaient « lauréats » donc volontaires pour la mise en place de ce dispositif via un appel à projet. Paris, Strasbourg, Lyon et Grenoble ont d’ores et déjà mis en place ce dispositif. Désormais, la LOM rend obligatoire l’instauration d’une zone à faibles émissions mobilité ZFE-m d’ici le 31 décembre 2020 pour les communes ou les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre ne respectant pas de manière régulière les normes de qualité de l’air (mentionnées à l’article L. 221-1 du code de l’environnement). Les territoires qui dépasseront les normes de qualité de l’air à l’avenir, c’est-à-dire après le 1er janvier 2021, disposeront d’un délai de deux ans pour instaurer une ZFE-m. Définir le dépassement de « manière régulière » des normes de qualité de l’air, voici donc tout l’enjeu ! Un projet de décret est en consultation. Une question reste en suspend : combien de ZFE-m seront rendues obligatoires sur le territoire national via l’application de ce décret ? Step by step. NB : Les ZCR « zone à circulation restreinte » sont remplacés par les ZFE-m « zone à faibles émissions mobilité ». Alors que la pollution atmosphérique pourrait constituer un facteur d’accélération dans la propagation de l’épidémie de Covid-19, le ministère de la Transition écologique soumet à la consultation du public un projet de décret sur un des principaux leviers pour contenir la pollution des transports terrestres prévu par la loi d’orientation des mobilités (LOM), à savoir la mise en place […]

La France du XXème siècle a été construite autour de la voiture. Donc sortir du « système voiture » ne demande pas seulement de changer les habitudes de toute une population, mais aussi de repenser l’organisation des mobilités, les infrastructures …

Après les appels à projets, les projets de lois et les lois de 2019, place aux zones à faibles émissions effectives !