Gouvernances & infrastructures

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Plus de 10 ans déjà que l’équipe Mobilités de Créativ suit les enjeux des émissions. A observer l’évolution des réglementations des véhicules mis sur le marché en Europe. En effet les premières mesures européennes étaient prises en 2009, assouplies en 2014. Plus de 10 ans que nous décryptons des stratégies variées des plus lisibles aux plus absentes. Le pallier réglementaire pour la fin de 2020 cristallise des attitudes : des plus proactives au sentiment d’impuissance voire de déni.

TOTAL poursuit la transition de ses activités. En effet, l’entreprise multiplie les acquisitions et les prises de participations, notamment dans le secteur de la mobilité électrique et aussi de la production d’électricité renouvelable. Ainsi, Total est en capacité de proposer des solutions intégrées, depuis la fourniture d’énergie jusqu’à un service de recharge complet. Réseau de recharge Le groupe vient d’acquérir le réseau de recharge pour véhicules électriques du groupe Bolloré à Londres (automobilepropre.com). Il s’agit de plus de 1 600 points de recharge ! TOTAL en assurera la gestion l’exploitation et l’alimentation en électricité renouvelable. Par ailleurs, Total a remporté le plus grand marché public de recharge pour véhicules électriques en Europe auprès de la Région Métropolitaine d’Amsterdam. Dans le cadre de ce contrat, le Groupe installera et exploitera jusqu’à 20 000 nouveaux points de charge publics aux Pays-Bas. L’ambition, à horizon 2025, est d’opérer en Europe 150 000 points de charge, toutes puissances confondues. Avec plus de 1.600 points de recharge pour véhicules électriques, le maillage Source London est le plus dense installé dans la capitale britannique. Total reprend le réseau de recharge londonien du groupe Bolloré | automobilepropre.com Batteries Dans le domaine des batteries, Total et PSA ont annoncé début septembre 2020 la création d’une co-entreprise : « Automotive Cells Company » (ACC). Ainsi, elles unissent leurs savoir-faire en vue de produire en Europe des batteries de véhicules électriques haute performance. Une réelle Total transition ? Le gaz et l’électricité seront les relais de croissance de l’entreprise dans […]

La plupart des agglomérations de plus de 100 000 habitants développe des services de partage de mobilité, autos, vélos ou trottinettes. Les particuliers sont friands de ces nouveaux modes de transports plus souples et plus écologiques. Les services proposés à la population incitent à une consommation de plus en plus fréquente de ces nouveaux moyens de transport. Les plateformes MAAS émergent pour faciliter ces usages. Pourtant, les atouts écologiques des micro-mobilités ne semblent pas si prometteurs. Contre toute attente, ces dernières pourraient aggraver le bilan carbone des grandes métropoles.

Une mobilité durable doit répondre aux besoins essentiels de tous les usagers d’un territoire. Elle doit aussi tenir compte des enjeux environnementaux et économiques. L’équité sociale et l’accès aux services pour tous est un des enjeux majeurs dans la construction des nouveaux modes de déplacement. Enfin, la fourniture d’informations précises et éclairées aux décideurs dans les agglomérations et les entreprises est un critère important. L’étude des flux de citoyens permet d’obtenir une mobilité durable. Les outils du Mobility as a Service ou MaaS peuvent-ils répondre positivement à l’ensemble des critères ?

Panneau attention école

Une des grandes problématiques du Mobility As A Serivce (MaaS) est le paiement centralisé d’un trajet multi-opérateur. La Bretagne a déjà la carte KorriGo qui permet d’avoir un seul support pour recharger des billets / tickets de différents types de transports. « Proposer un service au plus près des besoins des usagers » Est-ce aussi dans ce sens que la région a profité de sa prise de compétence sur les transports scolaires des collèges pour unifier les tarifs scolaires sur toute la région? Elle simplifie aussi les tarifs des cars interurbains. La Bretagne sera-t-elle la première région complètement Maas-sifiée ? Source : Communiqué · Transports scolaires, Scolaire+, tarification, nouveaux services… : c’est aussi la rentrée pour le réseau de transports BreizhGo · Région Bretagne

Le dieselgate a cruellement mis en lumière le désarmement des Etats. Il a révélé l’absence des puissances publiques face aux industriels de l’automobile. Confrontés à l’inconcevable et l’imprévisible, ce fameux cygne noir cher à Taïeb, les Etats ont été fortement mis en cause. Les opinions condamnaient la confiance trop forte envers les industriels de l’automobile.

Voilà un communiqué qui de prime abord peut paraître surprenant. Les pionniers français de l’autopartage ont lancé l’aventure au tournant des années 2000 : La Rochelle (1999), Strasbourg (2000), Rennes (2002). Compte tenu de l’histoire française de l’autopartage, de la dynamique des acteurs, on pourrait croire l’autopartage est déjà une filière. C’est chose faite ! Nombre d’entre eux se réunissent au sein d’une Association des Acteurs de l’Autopartage (AAA). Un triple A pour accélérer le développement Se fédérer doit permettre de réduire les coûts de sensibilisation du marché. C’est certainement l’un des constats des fondateurs regroupés au sein de l’AAA. Jusqu’alors chaque acteur réalisait ce travail colossal et coûteux de sensibilisation sans bénéficier de l’effet filière, un cluster au sens cher à Michael Porter à l’échelle nationale. Structurer une filière, c’est aussi transformer l’esprit pionnier pour l’enrichir d’une culture collective. Permettre aux différentes parties prenantes de la chaîne de valeur de l’autopartage d’atteindre une taille critique suffisante pour défendre les intérêts des acteurs, qu’ils soient fournisseurs de solutions, opérateurs (public ou privé) de services ou entreprises intégrées. Et envisager de nouvelles synergies ? Un triple A pour rassurer et valoriser Certains des fondateurs de l’AAA ont certainement à cœur de démontrer que l’autopartage n’a jamais été le seul fait d’Autolib et qu’ils sont des acteurs matures, résilients et professionnels sur lesquels les collectivités locales peuvent donc compter. La structuration de la filière a aussi pour vocation d’améliorer la connaissance de la diversité des formes d’autopartage. L’AAA promouvra la diversité et […]

Si un marché de la recharge est appelé à croître rapidement, il semble bien que ce soit celui de la recharge à domicile (voir par ailleurs notre dernière brève au sujet de Ionity). Le potentiel de marché de l’équipement des copropriétés existantes Zeplug est un acteur français ‘historique’ de ce marché. L’entreprise a cru tôt dans le potentiel de marché de l’équipement des copropriétés existantes (pour le neuf, la loi impose et les promoteurs disposent…). Déjà, développer un processus industrialiser de déploiement d’infrastructures dans un environnement existant et présentant de grandes diversité peut relever de la gageure. Alors, viser le marché complexe de la copropriété est un défi réservé à ceux qui ne craignent pas d’affronter des marchés difficiles à pénétrer (vous visualisez ou vous avez déjà vécu une AG de copro? Imaginez donc l’énergie pour convaincre votre/une copro du bienfondé de ces travaux…). De la multiplication des petits pains copros Toutefois ces marchés se révèlent aussi intéressants par la démultiplication. Equiper une ‘copro’ c’est préparer l’installation de bornes par dizaines. C’est sans doute pour cette raison qu’EDF, Forsee Power ont, à travers un véhicule d’investissement commun, NEoT, accompagné le financement de ce déploiement. Que Volvo, BMW ou VW ont noué des partenariats pour rapprocher les solutions de recharge des (futurs) acquéreurs de véhicules rechargeables. D’après Green Univers, le 19 mars 2020

La recharge des véhicules électriques vit un moment décisif. Si de longue date, Tesla joue sa propre partition, les articulations qui courraient entre certains acteurs semblent être remises en question.Le consortium Coridoor connu à travers les totems disséminés sur le réseau autoroutier français est traversé par les tensions entre EDF et Engie. D’autre part Ionity bascule d’une approche ouverte et peu chère vers plus d’exclusivité et un renchérissement pour un certain nombre d’utilisateurs. Elon Musk et Tesla convertissent finalement leurs concurrents au modèle économique des superchargers.Ces mouvements reflètent les perspectives attendues d’augmentation du nombre de véhicules électriques en circulation. Première hypothèse Faire payer un prix plus proche du coût réel des infrastructures permet de faire évoluer les électromobilistes vers une recharge plus responsable : lente, à domicile ou sur le réseau public à des horaires plus cohérents avec les capacités des réseaux électriques. En effet, la recharge très rapide et non planifiée représente un appel de puissance et donc un coût qui va croissant pour les opérateurs.Ils reflètent ainsi la crispation des investisseurs : face à un effet ciseau dû à la base des utilisateurs augmente, le coût de la recharge augmente devient de moins en moins supportable compte tenu des tarifs pratiqués jusqu’alors ? Deuxième hypothèse Le parc de véhicules électriques en circulation monte en puissance, par conséquent la perspective de gains aussi. Ce qui aiguise les appétits alors que les usagers se sont habitués au service et deviennent captifs ? Troisième hypothèse Les acteurs de la recharge cherchent […]