Décryptages

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A Paris, la sortie du Diesel est programmée pour 2025. Quel avenir pour les stations-services face aux nouvelles énergies ? La question est posée par l’APUR, Atelier parisien d’urbanisme  [missions documenter, analyser et développer des stratégies prospectives concernant les évolutions urbaines et sociétales à Paris et dans la Métropole du Grand Paris].

Rapport des Ministères économiques et Financiers L’industrie automobile était le moteur moderne de l’économie et de l’emploi en France durant ces dernières décennies. On compte encore 140 000 entreprises et 800 000 salariés sur tout le territoire Français. Depuis quelques mois / années, cette industrie se confronte à de grandes transitions : écologique, numérique, sociétale. Ceci se traduit par des véhicules qui seront plus propres, plus autonomes et de nouveaux services de mobilité.

Cette année, nous avons découvert des moments d’émotion vraiment très intéressants, le passage de certains caps et des tendances au ralentissement du développement des infrastructures et évoluer vers des systèmes électriques, autonomes, partagés et connectés. Voici 10 avancées marquantes en 2018 repérées par Greenbiz !

Comment ne pas être frappé par le grand écart entre le vote réaliste des députés Européens pour une trajectoire d’émission de CO2 résolument ambitieuse et des constructeurs vendant toujours plus de rêve au mondial de l’automobile avec des véhicules toujours plus gros et luxueux ?

Depuis 2009, le « UK Automotiv Council » publie une feuille de l’automobile. La feuille de route 2018 remplace celle de 2013. Celle-ci donne une vision prospective des évolutions technologiques et détaille finement les challenges à relever. Nous reprenons ici quelques points de repères utiles proposés par cette vision prospective.

La semaine dernière nous étions sur l’événement inOut 2018 de Rennes Métropole sur les mobilités numériques destinées aux professionnels et au grand public.Nos premiers retours !

L’essence et l’hybridation électrique pour l’automobile Une des fortes évolutions structurelles, en France, est la chute des ventes des motorisations diesel – passées sous la barre des 50 % en 2017, à 47,3%. Celles-ci représentaient encore 73 % des ventes en 2012. Cette tendance se confirme dans une moindre proportion au niveau Européen dont les ventes de diesel en 2017 chutent à 45% alors qu’elles représentaient plus de 51% en 2015.

Des transporteurs investissent et des chargeurs donnent le LA En 2017, plusieurs transporteurs (STAF, Franprix, Mendy…) se sont équipés de flottes de véhicules GNV conséquentes. Par exemple, le transporteur Jacky Perrenot vise les 1000 camions au gaz d’ici 2020 et portera sa flotte à 550 unités fin 2018, une commande qualifiée d’ » historique  » auprès du constructeur Iveco. Le groupe logistique belge Jost[1] a pour ambition de convertir 35 % de sa flotte au gaz naturel d’ici 2020. En 2017, il a passé commande de 500 camions GNL, Gaz Naturel Liquéfié, à Iveco (Stralis NP) destinés à remplacer ses anciens modèles diesel. Les 150 premiers véhicules entreront en service dans le courant de l’année 2018. Carrefour[2] annonçait au mois d’août dernier, être le 1er distributeur français à déployer d’ici fin 2017, 200 camions roulant au biométhane pour réduire l’impact environnemental des livraisons des 250 magasins urbains de l’enseigne. Les Echos titraient en mars 2017  » Le transport routier fait sa révolution au gaz « [3]. La France est en passe de se positionner comme le premier marché européen pour les poids-lourds GNV. A savoir Le GNV, gaz naturel pour véhicule, se compose à plus de 95 % de méthane. Il se décline en deux types de carburant :– le GNC (Gaz Naturel Comprimé), méthane comprimé à 200 bar, sous forme gazeuse,– le GNL (Gaz Naturel Liquéfié), sous forme liquide. Les gammes s’étoffent et les motorisations décollent Plusieurs constructeurs proposent des gammes de plus en plus étendues, pour le moment IVECO[4] et […]

Les prises de positions dans plusieurs régions du monde contre le thermique et pour l’électrique ravivent les interrogations sur la pertinence d’un choix électrique et notamment sur la réalité de son avantage environnemental. La revue des études de cycle de vie réalisées par un universitaire belge apporte un éclairage à considérer.

[…] On estime qu’une voiture moderne haut de gamme, avec ses multiples options, met en œuvre aujourd’hui jusqu’à 100 millions de lignes de code. En comparaison, une navette spatiale avec ses 400 000 lignes de code ou même le très moderne Boeing 787 avec 6,5 millions de lignes font figure de jouets. Une simple fonction d’antiblocage de roue, l’ABS obligatoire sur les voitures vendues en Europe depuis 2004 nécessite un capteur placé sur chaque roue relié à un microprocesseur qui va exécuter un algorithme qui représente 1 million de lignes au minimum. La multiplication de fonctions d’aide à la conduite comme le régulateur de vitesse adaptatif qui s’adapte au véhicule qui le précède, le suivi de file automatique et les fonctions de parking automatique ont fait s’envoler le nombre de logiciels embarqués dans les véhicules. On estime que pour faire tourner cette masse de logiciels hétéroclites, une voiture peut être équipée d’une centaine de calculateurs. Ceux-ci sont généralement bâtis autour des puces fournies par NXP, Infineon technologies, Renesas Electronics. Les plus puissantes sont conçues à partir de cœurs ARM comparables à ceux qui animent nos tablettes numériques et smartphones. Au fil des années, le nombre de calculateurs embarqués dans les voitures n’a fait que croître. La conduite autonome va faire s’envoler leur besoin de puissance informatique. Ainsi, les Tesla Model X et S livrées en 2013 comptaient déjà 65 calculateurs, depuis la petite puce placée sur chaque module de batterie (chaque voiture en possède 16), jusqu’au très puissant calculateur NVidia PX2 […]