Décryptages

Retrouvez tous nos articles de décryptages sur les mobilités.

En 2020, les trottinettes électriques ont continué leur essor – à la vente comme à la location – ,de nouvelles marques sont arrivées sur le marché du scooter électrique en libre service et les vélos cargos sont devenus un moyen de transports parmi d’autres !

L’hydrogène pour quel usage de mobilité ? Les projets foisonnent et l’hydrogène semble présent sur tous les segments de mobilité : le ferroviaire, l’aéronautique, le maritime, le transport routier de marchandises, les transports de voyageur, la mobilité légère jusqu’aux vélos ! Ces segments font l’objet de nombreux développement y compris d’acteurs français (Alstom, Airbus, Stellantis, Renault, Gaussin…). Quant à la mobilité routière, l’offre de véhicules est encore anecdotique et conditionnée à la mise en place d’une solution d’avitaillement. 1. Les véhicules hydrogène, une offre encore anecdotique Pour développer des projets en mobilité, les développeurs de stations de distribution ont nécessairement besoin d’engagement de consommateurs également pour diminuer le risque de surdimensionnement et les surcouts associés. Le marché européen et français ne semble pas être une priorité de tous les constructeurs dont certains privilégient l’Amérique du Nord ou encore l’Asie. Trois véhicules légers de type berline sont commercialisées en France : la Nexo de HYUNDAI, la Mirai de TOYOTA, le modèle GLC F-Cell de MERCEDES affichant de 430 à 700 km d’autonomie. Comptez à minima 79000 € TTC. Renault commercialise 2 VUL : le Kangoo de chez Renault (48 300 € HT) et le Master jusqu’à 370 km d’autonomie, équipés de pile à combustible SYMBIO. Le segment des bus présente le plus large choix : 5 modèles pour 4 constructeurs (SAFRA (France), SOLARIS (Pologne), TOYOTA & Caetano, VAN HOOL). [PARENTHESE : l’AFHYPAC a publié un un « livre blanc » très complet sur les bus hydrogène y compris une approche TCO, coût de […]

L’actualité fait la part belle à l’hydrogène. La France fait le pari de développer une filière industrielle de l’hydrogène. L’hydrogène adresse de vastes marchés et applications : industrie, mobilité (logistique, marchandises et personnes), systèmes énergétiques (stockage d’électricité, alimentation en énergie de sites isolés) et marché résidentiel.

Début 2021, le groupe Stellantis est officialisé. Le rapprochement du groupe PSA (Peugeot, Citroën, Opel, etc.) et FCA (Fiat, Chrysler, Alfa Romeo, etc.) devient effectif. Carlos Tavares reconnaît une dimension défensive à cette fusion. Toutefois, il pousse, pour les 5 années à venir, une dynamique de collaboration intelligente. Ainsi, le constructeur n’est pas dans une dynamique de crise de réduction à tout prix des coûts. Carlos Tavares prend Tesla comme concurrent principal : il ne veut pas devenir son sous-traitant. Pourtant, sa vision de la transformation de Stellantis est marquée du passé. Le groupe traîne le passé et l’organisation d’entreprises traditionnelles. Il parle notamment d’utiliser “[leurs] atouts de constructeur automobile conventionnel et aussi [leur] taille”.

Imaginez un monde où les voitures électriques répondent aux usages des clients. Un monde où les batteries sont fiables et leur recyclage est organisé. Bienvenue en 2021 !

Uber nous annonçait des VTC autonomes pour bientôt. Et maintenant ? Uber vend sa division véhicule autonome ?! A côté de ça, les constructeurs annoncent un repli stratégique à propos des véhicules autonomes et Einride annonce des véhicules en location pour 2021 ?! Alors on en est où ?

Le concours Crisalide Éco-activités révèle chaque année des projets innovants associant réponses aux enjeux environnementaux et développement économique. Cette année, l’innovation dans le domaine des mobilités était bien représentée : 5 candidats dont 1 lauréat et 1 coup de coeur !

C’est un sujet qui devrait prendre de l’ampleur dans les années à venir. La baisse des émissions des particules fines liées au progrès sur les motorisations révèlent finalement l’autre source émettrice de particules fines : les émissions hors échappement à savoir les particules fines émises par l‘usure des équipements des véhicules (pneus, freins, embrayages) et les revêtements routiers. Nous avions déjà dédié un article à cette thématique (Les pneus et les freins plus polluants que les moteurs ?). Le poids des véhicules et la composition des pneus sont des facteurs aggravants. L’OCDE publie un nouveau rapport.  Les particules hors échappement constitueront bientôt la première source d’émissions atmosphériques de particules liées au trafic routier, devant les gaz d’échappement. La majorité des émissions particulaires imputables à la circulation routière pourrait provenir de sources hors échappement dès 2035. Selon le rapport, le volume total des émissions automobiles de particules hors échappement devrait augmenter de 53.5 % dans le monde d’ici à 2030. L’OCDE rappelle que les émissions de particules hors échappement ne sont réglementées ou mesurées en vertu d’aucune norme. Les véhicules électriques pèsent lourds dans les émissions hors échappement Les véhicules électriques, équipés de batteries plus lourdes pour gagner en autonomie, risquent d’aggraver le problème alors même qu’ils feront baisser radicalement les émissions de gaz d’échappement. L’étude vient réinterroger les avantages accordés aux véhicules électriques dans les politiques publiques. Et tout cela sans tenir compte des poussières remises en suspension par le trafic. Réduire nos kilomètres parcourus en véhicules motorisés semble donc être la solution […]

Plus de 10 ans déjà que l’équipe Mobilités de Créativ suit les enjeux des émissions. A observer l’évolution des réglementations des véhicules mis sur le marché en Europe. En effet les premières mesures européennes étaient prises en 2009, assouplies en 2014. Plus de 10 ans que nous décryptons des stratégies variées des plus lisibles aux plus absentes. Le pallier réglementaire pour la fin de 2020 cristallise des attitudes : des plus proactives au sentiment d’impuissance voire de déni.

TOTAL poursuit la transition de ses activités. En effet, l’entreprise multiplie les acquisitions et les prises de participations, notamment dans le secteur de la mobilité électrique et aussi de la production d’électricité renouvelable. Ainsi, Total est en capacité de proposer des solutions intégrées, depuis la fourniture d’énergie jusqu’à un service de recharge complet. Réseau de recharge Le groupe vient d’acquérir le réseau de recharge pour véhicules électriques du groupe Bolloré à Londres (automobilepropre.com). Il s’agit de plus de 1 600 points de recharge ! TOTAL en assurera la gestion l’exploitation et l’alimentation en électricité renouvelable. Par ailleurs, Total a remporté le plus grand marché public de recharge pour véhicules électriques en Europe auprès de la Région Métropolitaine d’Amsterdam. Dans le cadre de ce contrat, le Groupe installera et exploitera jusqu’à 20 000 nouveaux points de charge publics aux Pays-Bas. L’ambition, à horizon 2025, est d’opérer en Europe 150 000 points de charge, toutes puissances confondues. Avec plus de 1.600 points de recharge pour véhicules électriques, le maillage Source London est le plus dense installé dans la capitale britannique. Total reprend le réseau de recharge londonien du groupe Bolloré | automobilepropre.com Batteries Dans le domaine des batteries, Total et PSA ont annoncé début septembre 2020 la création d’une co-entreprise : « Automotive Cells Company » (ACC). Ainsi, elles unissent leurs savoir-faire en vue de produire en Europe des batteries de véhicules électriques haute performance. Une réelle Total transition ? Le gaz et l’électricité seront les relais de croissance de l’entreprise dans […]