Décryptages

Retrouvez tous nos articles de décryptages sur les mobilités.

Parce que le transport est intimement lié à l’économie des territoires et qu’une transition du système de mobilité est engagée. Cette transition amène de la complexité, appelle à de la collaboration car il ne s’agit pas simplement de remplacer une solution par une autre. Les PME et les Collectivités sont face à des décisions complexes à prendre. Cette transition challenge les territoires sur leur capacité à faire émerger des collectifs et replace la fonction d‘animation territoriale au cœur de la réussite. Partageant ce constat, l’Ademe, la Région Bretagne, le cluster BSC Bretagne Supply Chain et le CEEI Créativ s’associent à nouveau à travers le programme Mixenn afin de poursuivre et d’élargir les actions d’animation, de sensibilisation et de stimulation des acteurs économiques, actuellement centrées sur la mobilité et la filière GNV via le programme Breizh[bio]GNV arrivé à son terme. Plusieurs énergies de substitution au pétrole sont envisageables, chacune avec des avantages, des inconvénients et des maturités différentes. Il s’agit malgré la complexité de se mettre en mouvement concrètement, et en mouvement collectif car chaque nouveau carburant est un écosystème complet associant producteurs, distributeurs, vendeurs, mainteneurs d’équipements et usagers. Une des priorités est de donner de la visibilité aux acteurs économiques. Au revoir Transitions & Mobilités, bonjour Mixenn ! Ce nouveau dispositif nommé MIXENN est soutenu financièrement par la Région Bretagne et l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) Bretagne pour une durée de trois ans. Enedis, GRDF et GRT gaz soutiennent également cette action. Il faut parler des enjeux et des solutions, les faire connaître, partager […]

En 2020, les trottinettes électriques ont continué leur essor – à la vente comme à la location – ,de nouvelles marques sont arrivées sur le marché du scooter électrique en libre service et les vélos cargos sont devenus un moyen de transports parmi d’autres !

L’hydrogène pour quel usage de mobilité ? Les projets foisonnent et l’hydrogène semble présent sur tous les segments de mobilité : le ferroviaire, l’aéronautique, le maritime, le transport routier de marchandises, les transports de voyageur, la mobilité légère jusqu’aux vélos ! Ces segments font l’objet de nombreux développement y compris d’acteurs français (Alstom, Airbus, Stellantis, Renault, Gaussin…). Quant à la mobilité routière, l’offre de véhicules est encore anecdotique et conditionnée à la mise en place d’une solution d’avitaillement. 1. Les véhicules hydrogène, une offre encore anecdotique Pour développer des projets en mobilité, les développeurs de stations de distribution ont nécessairement besoin d’engagement de consommateurs également pour diminuer le risque de surdimensionnement et les surcouts associés. Le marché européen et français ne semble pas être une priorité de tous les constructeurs dont certains privilégient l’Amérique du Nord ou encore l’Asie. Trois véhicules légers de type berline sont commercialisées en France : la Nexo de HYUNDAI, la Mirai de TOYOTA, le modèle GLC F-Cell de MERCEDES affichant de 430 à 700 km d’autonomie. Comptez à minima 79000 € TTC. Renault commercialise 2 VUL : le Kangoo de chez Renault (48 300 € HT) et le Master jusqu’à 370 km d’autonomie, équipés de pile à combustible SYMBIO. Le segment des bus présente le plus large choix : 5 modèles pour 4 constructeurs (SAFRA (France), SOLARIS (Pologne), TOYOTA & Caetano, VAN HOOL). [PARENTHESE : l’AFHYPAC a publié un un « livre blanc » très complet sur les bus hydrogène y compris une approche TCO, coût de […]

L’actualité fait la part belle à l’hydrogène. La France fait le pari de développer une filière industrielle de l’hydrogène. L’hydrogène adresse de vastes marchés et applications : industrie, mobilité (logistique, marchandises et personnes), systèmes énergétiques (stockage d’électricité, alimentation en énergie de sites isolés) et marché résidentiel.

Début 2021, le groupe Stellantis est officialisé. Le rapprochement du groupe PSA (Peugeot, Citroën, Opel, etc.) et FCA (Fiat, Chrysler, Alfa Romeo, etc.) devient effectif. Carlos Tavares reconnaît une dimension défensive à cette fusion. Toutefois, il pousse, pour les 5 années à venir, une dynamique de collaboration intelligente. Ainsi, le constructeur n’est pas dans une dynamique de crise de réduction à tout prix des coûts. Carlos Tavares prend Tesla comme concurrent principal : il ne veut pas devenir son sous-traitant. Pourtant, sa vision de la transformation de Stellantis est marquée du passé. Le groupe traîne le passé et l’organisation d’entreprises traditionnelles. Il parle notamment d’utiliser “[leurs] atouts de constructeur automobile conventionnel et aussi [leur] taille”.

Imaginez un monde où les voitures électriques répondent aux usages des clients. Un monde où les batteries sont fiables et leur recyclage est organisé. Bienvenue en 2021 ! 

Uber nous annonçait des VTC autonomes pour bientôt. Et maintenant ? Uber vend sa division véhicule autonome ?! A côté de ça, les constructeurs annoncent un repli stratégique à propos des véhicules autonomes et Einride annonce des véhicules en location pour 2021 ?! Alors on en est où ?

Le concours Crisalide Éco-activités révèle chaque année des projets innovants associant réponses aux enjeux environnementaux et développement économique. Cette année, l’innovation dans le domaine des mobilités était bien représentée : 5 candidats dont 1 lauréat et 1 coup de coeur !

C’est un sujet qui devrait prendre de l’ampleur dans les années à venir. La baisse des émissions des particules fines liées au progrès sur les motorisations révèlent finalement l’autre source émettrice de particules fines : les émissions hors échappement à savoir les particules fines émises par l‘usure des équipements des véhicules (pneus, freins, embrayages) et les revêtements routiers. Nous avions déjà dédié un article à cette thématique (Les pneus et les freins plus polluants que les moteurs ?). Le poids des véhicules et la composition des pneus sont des facteurs aggravants. L’OCDE publie un nouveau rapport.  Les particules hors échappement constitueront bientôt la première source d’émissions atmosphériques de particules liées au trafic routier, devant les gaz d’échappement. La majorité des émissions particulaires imputables à la circulation routière pourrait provenir de sources hors échappement dès 2035. Selon le rapport, le volume total des émissions automobiles de particules hors échappement devrait augmenter de 53.5 % dans le monde d’ici à 2030. L’OCDE rappelle que les émissions de particules hors échappement ne sont réglementées ou mesurées en vertu d’aucune norme. Les véhicules électriques pèsent lourds dans les émissions hors échappement Les véhicules électriques, équipés de batteries plus lourdes pour gagner en autonomie, risquent d’aggraver le problème alors même qu’ils feront baisser radicalement les émissions de gaz d’échappement. L’étude vient réinterroger les avantages accordés aux véhicules électriques dans les politiques publiques. Et tout cela sans tenir compte des poussières remises en suspension par le trafic. Réduire nos kilomètres parcourus en véhicules motorisés semble donc être la solution […]

Plus de 10 ans déjà que l’équipe Mobilités de Créativ suit les enjeux des émissions. A observer l’évolution des réglementations des véhicules mis sur le marché en Europe. En effet les premières mesures européennes étaient prises en 2009, assouplies en 2014. Plus de 10 ans que nous décryptons des stratégies variées des plus lisibles aux plus absentes. Le pallier réglementaire pour la fin de 2020 cristallise des attitudes : des plus proactives au sentiment d’impuissance voire de déni.