Brèves mobilités

Chaque semaine, l’équipe de Transitions & Mobilités analyse et  commente pour vous les actualités les plus impactantes sur les mobilités.

Panneau attention école

Une des grandes problématiques du Mobility As A Serivce (MaaS) est le paiement centralisé d’un trajet multi-opérateur. La Bretagne a déjà la carte KorriGo qui permet d’avoir un seul support pour recharger des billets / tickets de différents types de transports. « Proposer un service au plus près des besoins des usagers » Est-ce aussi dans ce sens que la région a profité de sa prise de compétence sur les transports scolaires des collèges pour unifier les tarifs scolaires sur toute la région? Elle simplifie aussi les tarifs des cars interurbains. La Bretagne sera-t-elle la première région complètement Maas-sifiée ? Source : Communiqué · Transports scolaires, Scolaire+, tarification, nouveaux services… : c’est aussi la rentrée pour le réseau de transports BreizhGo · Région Bretagne

En Septembre 2016, Carlos Tavares annonçait le lancement de Free2Move. Une marque pour fédérer un ensemble de services de mobilités pour satisfaire les nouveaux besoins de déplacements. Cela prend la forme d’une plateforme et d’une application. Aujourd’hui, Free2Move devient une filiale de PSA et s’adosse aux concessions du groupe. Ainsi la nouvelle application propose des voitures du parc PSA à louer sur une durée courte, longue, voire en autopartage. Les concessions deviennent les agences de locations Free2Move. Une stratégie qui donne une cohérence à l’offre globale et qui mutualise des coûts pour le groupe. Par ailleurs, dans les villes moyennes, les concessions sont souvent idéalement placées en bordure de ville. Donc elles sont une transition parfaite entre mobilité urbaine et grande mobilité. Par contre pour les grandes villes, les concessions sont souvent hors des villes dans les zones d’activités … « Rentable en 2021, c’est sûr » Les concessionnaires, futurs hubs d’échanges des mobilités ? A voir si le modèle prend ! Source : Après les voitures, PSA se rêve en champion des services de mobilité | Les Echos

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Renouveler sa flotte de véhicules, Aïe ! C’était plus simple avant ! Avant quoi ? Le nouveau cycle de test de véhicules mis en place le 1er mars 2020, la hausse de la fiscalité pour les véhicules dont les émissions de CO2 dépassent 120 grammes par kilomètre, la prime à la conversion, la loi d’orientation des mobilités (LOM), dont l’une des mesures phares oblige à renouveler 10 % d’une flotte avec des véhicules à faible émission, de moins de 60 grammes de CO2 par kilomètre, à horizon 2022… L’équation se complique : émissions carbone, fiscalité, usages, kilométrage, coût du carburant. Les loueurs et concessionnaires voient leur métier évoluer. Les clients ont de nouvelles demandes et attentes dont un accompagnement à la prise de décision plus poussé. Les loueurs et concessionnaires doivent investir sur le conseil, qualifier plus précisément les flottes et usages de leurs clients, développer des outils d’aide à la décision ce qui a pour conséquence d’allonger le cycle de vente. Les gestionnaires des flottes automobiles des entreprises obligés de se mettre au vert. ÉRIC CODER L’USINE AUTO , CONSTRUCTEURS , RENAULT , PSA , GUIDE DE L’INGÉNIEUR PUBLIÉ LE 26/08/2020 Les loueurs de longue durée, acteurs majeurs du secteur, proposent des solutions adaptées aux nouvelles contraintes fiscales – et environnementales. Source : Les gestionnaires des flottes automobiles des entreprises obligés de se mettre au vert – Mobilité

Comment une entreprise de camion hydrogène qui n’a jamais produit un véhicule, qui ne compte pas en vendre un avant 2023 peut être valorisé 31 milliards d’euros ? Car son fondateur n’en est pas à son coup d’essai, qu’il tisse de forts partenariats pour avancer, lui conférant 14 000 pré-réservations de camions, qu’il mise sur la technologie d’un moteur électrique, permettant d’avoir une version de son camion sur batterie et qu’il ne cache pas ses ambitions : développer un pick-up qui détrônera le plus vendu des pick-up, le Ford F-150.   Tout pour plaire à des investisseurs ! Reste à voir si la technologie hydrogène et le déploiement des stations suivent et si la concurrence asiatique, très avancée sur l’hydrogène, ne le double pas. Pourtant, le fondateur, en 2015, de la société, Trevor Milton, un « serial entrepreneur » de 38 ans, a convaincu de nombreux observateurs et financiers que son entreprise pourrait être une nouvelle Tesla. Source : Nikola ou quand le camion à hydrogène enflamme la Bourse

Faire émerger une filière de démantèlement des batteries ouvre des perspectives de création de valeur et d’emplois pour l’économie européenne. Ce questionnement très actuel à l’heure de la crise post-COVID19 traverse l’économie dans son ensemble. Compte-tenu de la part de la batterie dans la valeur des véhicules rechargeables, elle devient essentielle.

La voiture volante est un fantasme ancien, une vision du futur mobile libéré de l’apesanteur. L’automobile a permis pour ceux qui y ont accès une formidable liberté. Une liberté néanmoins à une dimension, le long de la route, route victime de son succès et de plus en plus saturée compromettant  la liberté acquise. La voiture volante donnerait d’un coup 3 dimensions de liberté, plus besoin de route ! Le service de taxi volant techniquement pour bientôt L’évolution des technologies parait rapprocher le moment où les voitures volantes seront possibles. Le cabinet Wyman a recensé 170 projets de taxis volants dans le monde sur la base de nouveaux aéronefs légers et électriques (les VTOL : Vertical Take Off and Landing aircraft).  L’amélioration du stockage Lithium ion permet d’embarquer suffisamment d’énergie pour déplacer en aérien ce genre d’aéronefs pouvant embarquer quelques personnes pour des services de taxi volant. Les technologies à plusieurs motorisations électriques permettent des aéronefs stables et plus faciles à piloter qu’un hélicoptère, aussi moins bruyants. La mobilité autonome est techniquement plus facile à gérer dans les airs que sur terre où les aléas sont beaucoup plus imprévisibles. Les technologies semblent converger pour rendre le taxi volant possible. Les majors de l’aérospatial Airbus et Boeing ont des projets avancés, ainsi que plusieurs constructeurs automobiles et un grand nombre de start-up. Le patron de Boeing a déclaré que « d’ici 10 ans le ciel des villes américaines sera parcouru par des véhicules électriques autonomes. Ils amèneront  les gens à destination en évitant […]

Depuis plusieurs années, la stratégie de la SNCF est de proposer un trajet porte à porte à ses clients. C’est passé par le développement de services internes ( comme la livraison de bagages), puis l’acquisition externe (comme la start-up de covoiturage devenue IDVroom avant d’être vendu à Klaxit mi-2019). L’objectif : bâtir un service complet SNCF du point de départ du voyageur, jusqu’à son arrivée. Peine perdue … La SNCF se lance désormais dans la course pour être le point d’entrée des voyageurs dans la nouvelle vision MaaS (mobility as a service). Pour cela, l’application « Assistant SNCF » propose aux utilisateurs d’identifier, de réserver, voire de payer leur trajet porte à porte et tous les services associés (bus, vélo, taxi, vtc, …) dans l’application. La SNCF doit relever deux grands défis : se faire une place entre Google et Citymapper très actifs sur les trajets porte à porte en multi-modalités ; convaincre les voyageurs que les trajets multi-modaux sont aussi pratiques que la voiture – qui reste le moyen de transport privilégié des Français. Il s’agit d’un « couteau suisse » de mobilité, une porte d’entrée unique permettant de rester au sein de la même appli, elle-même rémunérée par des commissions de ses partenaires. Source : La SNCF embarque Uber dans son application multimodale | Les Echos

L’ouverture à la concurrence des trains commerciaux en décembre 2020 a ouvert les débats autour de la gestion des sillons de voies ferrées, a fait émerger les noms de grandes compagnies intéressées par la France : Transdev, RATP, Trenitalia, Deutsche Bahn, etc. Aujourd’hui, c’est l’initiative d’une coopérative qui est mis en avant avec un projet de réouverture de la ligne Bordeaux-Lyon. Ce trajet a été abandonné par la SNCF en 2014. Les différents sillons de ligne sont toujours exploités pour des lignes régionales ou plus locales. L’objectif est de mettre en place « des services ferroviaires directs, confortables, sûrs, à un prix abordable ». Le temps de trajet sera d’une heure de plus que le TGV avec changement à Paris et le prix 2 à 3 fois moindre. Deux grandes questions restent en suspens : Railcoop va-t-elle acquérir ses propres trains ou sous-traiter cette partie ? Quels seront les services différenciants de Railcoop ? Le 15 juin, Railcoop comptait 539 sociétaires. Elle en vise 3 000, afin d’avoir le capital suffisant (1,5 million d’euros) pour aller au bout de son projet et demander une licence ferroviaire, payer une assurance ou acquérir du matériel. Si tout se passe comme prévu, Railcoop saura en septembre 2021 si SNCF Réseau lui accorde des sillons permettant la circulation des trains. Source : Une coopérative veut faire revivre la liaison ferroviaire Bordeaux-Lyon – Ville, Rail et Transports

Le dieselgate a cruellement mis en lumière le désarmement des Etats. Il a révélé l’absence des puissances publiques face aux industriels de l’automobile. Confrontés à l’inconcevable et l’imprévisible, ce fameux cygne noir cher à Taïeb, les Etats ont été fortement mis en cause. Les opinions condamnaient la confiance trop forte envers les industriels de l’automobile.

L’utilisation des bus électriques, par les collectivités locales, progresse fortement dans de nombreux pays, principalement en Chine ou la quasi totalité du parc est électrique mais aussi en Europe. Alors que la France, au sortir de la crise du COVID, annonce un plan de relance historique pour l’achat de véhicules propres, le Dirigeant de Forsee Power Christophe Gurtner, s’interroge sur les volumes de commandes qui seront réellement générés. Selon Christophe Gurtner, la France progresse plus lentement que ses voisins Européens en la matière, bien que le coût total d’un bus électrique soit désormais équivalent à celui d’un diesel. La société Forsee Power, qui lève 30 millions d’euros, compte bien sur une transformation concrète des mesures politiques en commandes publiques pour accélérer la commercialisation de ses systèmes de batteries pour bus électriques. « Sur 2021 c’est encore l’inconnue. Alors que la France est notre premier marché, nous sommes dépendants des commandes publiques. Or la crise a gelé les appels d’offres des collectivités locales. Nous espérons que les discours des gouvernements européens sur la nécessaire transition énergétique vont se traduire en volumes ! » Source : Forsee Power rêve de voir se généraliser les bus électriques en France | Les Echos