Brèves mobilités

Chaque semaine, l’équipe de Transitions & Mobilités analyse et  commente pour vous les actualités les plus impactantes sur les mobilités.

Tesla compte lancer la batterie d’un « million de miles » en 2020

Bientôt 1 600 000 km avec une batterie ! Vous en rêvez ? Alors, on ne parle pas ici d’une charge bien sûr mais de la durée de vie garantie de la batterie. Aujourd’hui, cette garantie plafonne à 240 000 km. Tesla souhaite développer une nouvelle technologie de batterie « Lithium-Fer-Phosphate » qui associe plusieurs avantages. Outre le fait d’augmenter la durée de vie de la batterie, cette technologie se passe totalement ou en grande partie de Cobalt, coûteux et dont l’extraction est loin d’être responsable et elle est moins coûteuse. A voir si cette nouvelle batterie fait tombé les craintes de certains acheteurs sur la dégradation des batteries. se passer (en partie, ou en totalité, le mystère subsiste) de cobalt, un métal coûteux et régulièrement pointé du doigt pour son extraction désastreuse dans certains pays africains, en termes d’écologie comme d’éthique du travail pour les mineurs locaux Source : Tesla compte lancer la batterie d’un « million de miles » en 2020

Mobilité : 13 choses qui ont changé en deux mois – L’interconnexion n’est plus assurée

Que retenir des choses qui ont changé sur les mobilités pendant le confinement en France ? Des pistes cyclables temporaires apparaissent un peu partout dans les villes. Quels meilleurs moyens pour tester l’usage et la possibilité de modifier simplement la circulation ? Le forfait mobilité durable a enfin été publiée ! Les entreprises parlent enfin de démobilité pour limiter les déplacements et ceci s’étend au quotidien. Certaines voies réservées aux bus et aux taxis sur les autoroutes parisiennes sont enfin autorisées au covoiturage. Ah oui et dernière chose : Aéroports de Paris reste public. Ancrés dans la mémoire pour la vie. Chacun se souviendra de ces deux mois qui ont bouleversé nos existences, stupéfié nos cerveaux, ramollis nos corps, fait flancher l’économie, alors que la santé constituait, c’est assez rare, la première des préoccupations publiques. Au moment où l’activité redémarre progressivement, il est tentant de faire un décompte, forcément … Source : Mobilité : 13 choses qui ont changé en deux mois – L’interconnexion n’est plus assurée

Et si le COVID nous sevrait du pétrole ?

Au sein de l’équipe Transitions & Mobilités, nous constatons que nous avions moins traité le sujet ‘pétrole’ ces derniers temps. Ni par manque d’intérêt ni par manque d’actualités. Comme pour nombre de sujets, le COVID semble rebattre les cartes. Marché volatil s’il en est, l’or noir entre aussi dans une nouvelle ère inconnue.

Marché automobile français : la casse du siècle

72% de vente en mois au mois de mars par rapport à mars 2019 pour les constructeurs français … Aucune marque s’en sort mieux qu’une autre. Et les projections sur l’année donnent un marché en recule de 10 à 22%. C’est, toutefois, en tablant sur une reprise de la consommation au second semestre. Des premières études laissent pourtant penser que la confiance des ménages sera dégradée et leur niveau de consommation recentré sur l’essentiel. Tous les constructeurs sont en chômage partiel donc pour le moment, ils maîtrisent leurs coûts fixes et ne produisent pas des voitures qu’ils devront bradées après faute d’acheteurs. « Tout le monde cultive l’espoir qu’il s’agisse d’une parenthèse, mais cela n’est certain ni du côté de l’offre, ni même du côté de la demande, commente Bernard Jullien, économiste de l’automobile Source : Marché automobile français : la casse du siècle

Le robot taxi a-t-il un modèle économique ?

Une des pistes les plus avancées pour la voiture autonome est le taxi autonome : un taxi sans chauffeur donc sans contrainte de temps, donc avec un potentiel de rentabilisation du véhicule « énorme ». La rentabilité d’un véhicule de transport étant calculable au nombre de personnes transportées par heure sur une journée. Par robot taxi, nous entendons des véhicules avec un niveau d’autonomie la plus haute soit 5. Une étude du MIT avance toutefois une autre vision. Pourquoi le robot taxi ne fonctionnerait pas 24h/24h ? sans accidents ? en roulant mieux donc polluant moins ? voire en optimisant les trajets pour rouler en escadron ? Leur analyse est intéressante car ils ont calculé comment faire en sorte que ces robots taxis aient le même coût de fonctionnement qu’un taxi classique. Et leur conclusion l’est tout autant. En supposant qu’une voiture autonome soit seulement 15 000 $ plus chère qu’une voiture classique, une entreprise de taxis devra quasiment doubler le taux d’utilisation de ses véhicules et réduire ses marges de 37%. Comme aurait dit l’Agent Smith « Never send a human to do a machine’s job » mais apparemment dans ce cas il ne faut pas envoyer une machine faire le boulot d’un humain ^^ Les cinéphiles se souviennent sans doute du film Total Recall (Paul Verhoeven, 1990), où Arnold Schwarzenegger évolue dans un futur angoissant où des robots-taxis, baptisés « Johnny Cab », parcourent la ville en totale autonomie… et font même la conversation à leurs clients ! Source : Le robot […]

Industrie des mobilités : panser le présent, penser demain ?

La crise du Covid s’annonce plus terrible que la crise financière de 2008. Chacun est d’ores et pris entre deux injonctions parfois contradictoires. Panser le présent Les acteurs de l’automobile cherchent à tenir le choc. Arrêt puis réorganisation des productions, financement du trou de tréso…L’exemple de VW est particulièrement instructif de l’état d’esprit des dirigeants. Sauvés par l’argent public en 2008, les industriels de l’auto ont vu non seulement ce sauvetage très contesté mais ont du accepter des contraintes réglementaires plus fortes. Les dirigeants politiques et les citoyens, compte tenu de l’engagement massif de ressources publiques, ont considéré qu’ils avaient plus encore un droit de regard (voire de véto) sur les actes et les projets des groupes industriels sauvés des affres de la crise financières.Si VW compte financer seul les 2 milliards d’euros de cash brûlés chaque semaine en raison de l’arrêt brutal des ventes, c’est très certainement pour ne pas être la cible d’une opprobre populaire d’autant plus ‘prévisible’ à la suite du dieselgate (voire l’Adidas bashing montant en Allemagne). Mais c’est aussi une décision volontariste des dirigeants de VW pour garder une certaine autonomie à la sortie de la crise. Sans se désintéresser des besoins en respirateurs auxquels certains ateliers peuvent permettre de trouver des alternatives, les dirigeants des grands groupes auto craindraient-ils une contagion interventionniste qui suivraient l’exemple de l’intrusif Mr Trump? Penser demain ? On l’a vu l’un des premiers réflexes des industriels, au-delà des mesures d’amortisseur social mises en place par les pouvoirs publics, a […]

Zones à faibles émissions mobilité : le décret en consultation

Les ZFE passent un cap ! Jusqu’ici 19 territoires étaient « lauréats » donc volontaires pour la mise en place de ce dispositif via un appel à projet. Paris, Strasbourg, Lyon et Grenoble ont d’ores et déjà mis en place ce dispositif. Désormais, la LOM rend obligatoire l’instauration d’une zone à faibles émissions mobilité ZFE-m d’ici le 31 décembre 2020 pour les communes ou les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre ne respectant pas de manière régulière les normes de qualité de l’air (mentionnées à l’article L. 221-1 du code de l’environnement). Les territoires qui dépasseront les normes de qualité de l’air à l’avenir, c’est-à-dire après le 1er janvier 2021, disposeront d’un délai de deux ans pour instaurer une ZFE-m. Définir le dépassement de « manière régulière » des normes de qualité de l’air, voici donc tout l’enjeu ! Un projet de décret est en consultation. Une question reste en suspend : combien de ZFE-m seront rendues obligatoires sur le territoire national via l’application de ce décret ? Step by step. NB : Les ZCR « zone à circulation restreinte » sont remplacés par les ZFE-m « zone à faibles émissions mobilité ». Alors que la pollution atmosphérique pourrait constituer un facteur d’accélération dans la propagation de l’épidémie de Covid-19, le ministère de la Transition écologique soumet à la consultation du public un projet de décret sur un des principaux leviers pour contenir la pollution des transports terrestres prévu par la loi d’orientation des mobilités (LOM), à savoir la mise en place […]

Des copros branchées ?

Si un marché de la recharge est appelé à croître rapidement, il semble bien que ce soit celui de la recharge à domicile (voir par ailleurs notre dernière brève au sujet de Ionity). Le potentiel de marché de l’équipement des copropriétés existantes Zeplug est un acteur français ‘historique’ de ce marché. L’entreprise a cru tôt dans le potentiel de marché de l’équipement des copropriétés existantes (pour le neuf, la loi impose et les promoteurs disposent…). Déjà, développer un processus industrialiser de déploiement d’infrastructures dans un environnement existant et présentant de grandes diversité peut relever de la gageure. Alors, viser le marché complexe de la copropriété est un défi réservé à ceux qui ne craignent pas d’affronter des marchés difficiles à pénétrer (vous visualisez ou vous avez déjà vécu une AG de copro? Imaginez donc l’énergie pour convaincre votre/une copro du bienfondé de ces travaux…). De la multiplication des petits pains copros Toutefois ces marchés se révèlent aussi intéressants par la démultiplication. Equiper une ‘copro’ c’est préparer l’installation de bornes par dizaines. C’est sans doute pour cette raison qu’EDF, Forsee Power ont, à travers un véhicule d’investissement commun, NEoT, accompagné le financement de ce déploiement. Que Volvo, BMW ou VW ont noué des partenariats pour rapprocher les solutions de recharge des (futurs) acquéreurs de véhicules rechargeables. D’après Green Univers, le 19 mars 2020

Les voitures autonomes testées sur le terrain sans risque grâce au simulateur Vista

Toutes les Intelligences Artificielles sont aujourd’hui auto-entraînées par des simulations. Cela manquait à la voiture autonome alors que tous les constructeurs sont d’accord pour dire qu’il faut des millions de kilomètres pour que l’IA soit prête. Le MIT vient réparer ça ! Mieux que ça : le nombre de scénarios est infini avec toutes les situations possibles, même les plus dangereuses. Non seulement le contrôleur n’a jamais été sur une vraie voiture, mais il n’a jamais vu les routes et n’a aucune connaissance préalable sur la façon dont les humains conduisent Source : Les voitures autonomes testées sur le terrain sans risque grâce au simulateur Vista

Quand les constructeurs cherchent tous les leviers pour desserrer l’étau financier

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