La plupart des agglomérations de plus de 100 000 habitants développe des services de partage de mobilité, autos, vélos ou trottinettes. Les particuliers sont friands de ces nouveaux modes de transports plus souples et plus écologiques. Les services proposés à la population incitent à une consommation de plus en plus fréquente de ces nouveaux moyens de transport. Les plateformes MAAS émergent pour faciliter ces usages.

Pourtant, les atouts écologiques des micro-mobilités ne semblent pas si prometteurs. Contre toute attente, ces dernières pourraient aggraver le bilan carbone des grandes métropoles.

La micro-mobilité, c’est quoi ?

De nouveaux modes de transport alternatif émergent suite à la loi d’orientation des mobilités (LOM). La micro-mobilité concerne les engins de transport individuels, compacts, portatifs et généralement électriques.

De nombreux termes sont associés à cette tendance. ORNI (objet roulant non identifié). VLEU (véhicules légers électriques unipersonnels). NVEI (nouveaux véhicules électriques individuels). La LOM adoptant le terme générique de e-EDP (engins de déplacement personnel électrique)

Les bénéfices de la micro-mobilité.

Ces nouveaux engins assurent aux citadins une solution pour se déplacer rapidement pour des trajets courts. Les trottinettes et overboard réduisent les frais d’essence, de parking et le temps passé dans les embouteillages. Outre les économies, ces engins favorisent l’activité physique et donc le maintien en bonne santé. Bien sûr, ils limitent l’utilisation des transports conventionnels et polluants. Ainsi, ils participent activement à la réduction des gaz à effet de serre.

Les écueils de la micro-mobilité.

Cependant les micro-mobilités sont, à plusieurs titres, peu ou pas du tout en faveur de la protection de l’environnement. En effet, les trottinettes en libre-service dégradent le bilan carbone des grandes villes. Leur conception n’est pas exempte d’impact environnemental de par leur cadre en aluminium et leur batterie en lithium. Leur utilisation massive remplace en majorité les trajets piétons ou collectifs courts, peu consommateurs d’énergie. Ces engins sont peu utilisés comme alternatif des trajets longs consommateurs d’énergie fossiles. L’intégration dans le paysage urbain est, aussi, complexe à résoudre. Il faut concilier la simplicité des usages et les difficultés à faire cohabiter, au sein d’un même espace restreint,  les différents modes de déplacement.

Bilan et impacts sur les déplacements personnels.

Les effets des micro-mobilités sur l’environnement sont donc mitigés. Toutefois, il est reconnu qu’en usage complémentaire à d’autres moyens de transports mutualisés, les trottinettes et autres engins électriques, sont utiles. Par exemple, l’enjeu du dernier kilomètre peut être aisément relevé par ces nouveaux usages. Pourtant, les moyens de transport partagé sont encore, et pour quelques temps, des concurrents sérieux pour la réduction des émissions en carbone.

Au regard des avantages et inconvénients de la micro-mobilité, il convient à chaque citoyen de prendre conscience des véritables enjeux. Il s’agit bien, ici, de réduire notre consommation énergétique et non pas se contenter d’améliorer notre confort quotidien.

Le label QS3M certifie les magasins spécialisés dans leur engagement à responsabiliser les consommateurs dans ses nouveaux usages. La FPMM, au travers de ce label, souhaite également rassurer les usagers en termes de fiabilité et de sécurité.

Pour aller plus loin

Les trottinettes aggravent le bilan carbone (Le Figaro)

La voiture cède du terrain dans les grandes villes (Les Echos)

Les micro-mobilités veulent devenir présentables

Le label micro-mobilité (FNMM) Télécharger le label micro-mobilité

Les engins électriques en autopartage se développe (Les Echos)

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