Le robot taxi a-t-il un modèle économique ?

Une des pistes les plus avancées pour la voiture autonome est le taxi autonome : un taxi sans chauffeur donc sans contrainte de temps, donc avec un potentiel de rentabilisation du véhicule « énorme ». La rentabilité d’un véhicule de transport étant calculable au nombre de personnes transportées par heure sur une journée. Par robot taxi, nous entendons des véhicules avec un niveau d’autonomie la plus haute soit 5.

Une étude du MIT avance toutefois une autre vision. Pourquoi le robot taxi ne fonctionnerait pas 24h/24h ? sans accidents ? en roulant mieux donc polluant moins ? voire en optimisant les trajets pour rouler en escadron ?

Leur analyse est intéressante car ils ont calculé comment faire en sorte que ces robots taxis aient le même coût de fonctionnement qu’un taxi classique. Et leur conclusion l’est tout autant. En supposant qu’une voiture autonome soit seulement 15 000 $ plus chère qu’une voiture classique, une entreprise de taxis devra quasiment doubler le taux d’utilisation de ses véhicules et réduire ses marges de 37%. Comme aurait dit l’Agent Smith « Never send a human to do a machine’s job » mais apparemment dans ce cas il ne faut pas envoyer une machine faire le boulot d’un humain ^^

Les cinéphiles se souviennent sans doute du film Total Recall (Paul Verhoeven, 1990), où Arnold Schwarzenegger évolue dans un futur angoissant où des robots-taxis, baptisés « Johnny Cab », parcourent la ville en totale autonomie… et font même la conversation à leurs clients !

Source : Le robot taxi a-t-il un modèle économique ? | Motorshift