Quand les constructeurs cherchent tous les leviers pour desserrer l’étau financier

Alors que l’ensemble de l’économie est mise en stase par des mesures de confinement pour 1/6ème de la population mondiale, les constructeurs automobiles cherchent par tous les moyens à garder la tête hors de l’eau.

Une équation de profit mise en péril

L’équation de profit des Renault, PSA, etc. est déstabilisée. D’une part ils font face à l’arrêt totale (ou presque) des ventes. D’autres part ils essaient de diminuer la pression de charges connues sur la trésorerie : les salaires, la fiscalité, les dettes… Parmi les charges connues pour un certain nombre, la perspective de pénalités liées au non-respect des objectifs d’émissions de CO2. Sans chercher à excuser cette démarche qui semble laisser penser que l’environnement peut être une variable d’ajustement au profit de l’industrie, elle interroge. Au-delà d’un signal médiatique négatif envoyé par une filière qui sort juste du scandale du dieselgate, elle invite à une certaine vigilance collective. Alors que les Assemblées Générales approchent, les actionnaires seront ils appelés aux mêmes efforts que ceux consentis par les pouvoirs publics, les salariés, les autres entreprises de la filière (Cf. billet de Bernard Jullien et les nuances franco-françaises dans le rapport aux fournisseurs) ?
D’après Caradisiac (le 19/03/2020) et Autoactus

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