La crise sanitaire n’en finit plus de durer. Dans ce contexte, les opérateurs du transport en commun (Keolis, Transdev, RATP Dev…) ne savent plus équilibrer les budgets, dans un secteur où les coûts fixes sont élevés. Cette crise sanitaire va certainement changer durablement nos pratiques :  recours plus fréquent au télétravail, horaires décalés, montée des modes actifs (vélo, trottinette, marche à pied).

Le modèle économique des transports en commun (bus, métro, tramway, RER, train,TER…) est-il à revoir ? Les sources de financement sont essentiellement de trois natures reposant sur des subventions des collectivités locales, le Versement Mobilité et la tarification voyageurs. La question est posée ; le ministre délégué chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a annoncé le lancement d’une mission sur l’avenir du modèle économique des transports en commun, confiée à Philippe Duron.  La crise sanitaire s’impose comme une opportunité pour repenser l’offre et le modèle économique des transports en commun.

Chiffres et constats clés (Observatoire de la mobilité – nov 2020 – UTP)

  • 48,8 millions d’habitants desservis par les transports publics urbains, soit 73% de la population française sur 28% du territoire métropolitain
  • La crise sanitaire : une opportunité pour repenser l’offre ?
    23% des Français tentés de déménager pendant le confinement
    10% envisagent de quitter la ville dans les années à venir (septembre 2020)
    30% d’actifs en télétravail pendant le confinement (contre 7% avant la crise)
  • La crise risque de modifier le phénomène d’hyper-concentration urbaine :
    – La raréfaction des ressources ne doit pas conduire à une diminution, mais à un
    redéploiement de l’offre.
    – Repenser les notions de proximité, de vie de quartier et d’un meilleur partage de
    l’espace public, plus favorables aux mobilités actives qu’à la voiture particulière
    – Répondre au rééquilibrage démographique en faveur des zones peu denses

Sources :

Le transport urbain va devoir repenser son offre et son financement. Dans la plupart des réseaux de transports en commun, la demande actuelle oscille entre 35 et 45 % de la normale. Pour ne pas réduire sensiblement l’offre à compter de 2021, le secteur espère de nouvelles sources de financement.

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