Mobility as a Service et mobilité urbaine durable.

Une mobilité durable doit répondre aux besoins essentiels de tous les usagers d’un territoire. Elle doit aussi tenir compte des enjeux environnementaux et économiques. L’équité sociale et l’accès aux services pour tous est un des enjeux majeurs dans la construction des nouveaux modes de déplacement. Enfin, la fourniture d’informations précises et éclairées aux décideurs dans les agglomérations et les entreprises est un critère important. L’étude des flux de citoyens permet d’obtenir une mobilité durable. Les outils du Mobility as a Service ou MaaS peuvent-ils répondre positivement à l’ensemble des critères ?

MaaS : Quels usages ?

Avant tout, une plateforme MAAS est un outil nomade qui partage le quotidien des utilisateurs dans tous ces déplacements. Les applications web et Smartphones, candidates de choix, se doivent d’être attractives et simples d’utilisation pour l’usager, aujourd’hui friand de ces technologies intuitives. Mais surtout, l’applicatif doit lui apporter un service le plus complet possible et sur la totalité de son trajet. Il doit inclure toutes les mobilités existantes et complémentaires : bus, métro, taxi, vélo, covoiturage etc… L’utilisateur attend, au-delà de cette offre multimodale, un service d’optimisation de trajet et de gain de temps ainsi que la prédiction de ses aléas de parcours. Au-delà de l’aspect logistique facilitée, un service de paiement unique ou une billetterie centralisée seront des compléments indispensables pour une pérennisation de ces services. Cela permettra d’allier simplicité d’usage et réduction des coûts sur les trajets principaux.

MaaS : Outil pour la réduction des impacts environnementaux ?

Les MaaS induisent des effets environnementaux bénéfiques induits par la mutualisation des transports et la réduction des trajets individuels et favorisés par les outils existants (covoiturage, facilités multimodales, informations en temps réelles…). Ils pourraient aussi donner une dimension supplémentaire aux efforts de réduction des gaz à effets de serre. Ces plateformes permettront d’anticiper puis d’optimiser les moyens justes nécessaires à la mobilité, dans un espace et un temps donnés. L’analyse des comportements usagers et de ses attentes ainsi qu’un ajustement des ressources en temps réel réduiront les impacts environnementaux. Ils apporteront en outre un service plus précis pour combler les petits trajets interstitiels et donc un meilleur confort global. Ces outils devraient convaincre les plus récalcitrants aux partages des ressources transport.

MaaS : Outil pour réduire les inégalités sociales ?

Les déplacements et notamment leurs coûts fragilisent une frange de la population, parfois les plus éloignées des centres urbains et des entreprises. Les MAAS d’intérêt général proposeront un accès équitable à l’ensemble des offres de mobilité. Les outils numériques se devront d’être simples et intuitifs pour favoriser une inclusion de tous les publics, selon les âges, les cultures et les capacités. Cette offre de mobilité servicielle devra réduire les inégalités sociales et offrir un accès à l’emploi, à la culture et aux loisirs pour le plus grand nombre.

MaaS : Outil d’aide à la décisions territoriales?

Tracer, cibler, mesurer sont les maîtres mots apportés par les outils numériques. Les collectivités et les entreprises pourraient se saisir de cette masse d’informations utiles ! Elles pourront décider des orientations et des décisions autour de l’aménagement du territoire. Les plans de déplacement urbains seront optimisés par les données fournies par les technologies numériques, éclairant ainsi les décisions sur le territoire. Ce pourrait également être un levier de croissance pour les entreprises qui optimiseraient le temps de trajet habitation – travail. Elle séduiraient ainsi un plus grand nombre de collaborateurs, surtout pour les emplois les plus en tension.

Les nouvelles technologies permettent aujourd’hui d’envisager une nouvelle gestion des équipements et moyens de transports urbains.  Le traitement des données conduira à une meilleure anticipation des mouvements de population vers les lieux de travail et de loisirs. Il reste cependant à convaincre le plus grand nombre de citoyens de dévoiler au travers de ces applications ses habitudes de déplacement. Tout ceci, dans un contexte sanitaire où il convient de réinterroger les usages et les attentes des clients chez qui la « non mobilité occasionnelle » et le télétravail deviennent aussi un enjeu important.

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