Crise sanitaire du COVID-19 : le vélo « met le nez à la fenêtre » ?

ou comment la crise actuelle peut-être un accélérateur pour le développement du vélo et de sa filière

La pratique du vélo, les investissements pour les infrastructures et la diffusion du vélo sont en pleine progression ces dix dernières années quels que soient les usages loisir, sport, tourisme ou déplacements quotidiens. La situation actuelle met seulement en lumière des interrogations sur les modes de déplacements urbains et sert de catalyseur à certaines actions restées dans les cartons.

C’est dans ce contexte qu’est publiée l’étude “Impact économique et potentiel de développement des usages du vélo en France” commanditée par la Direction Générale des Entreprises, la Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer, l’Agence de la Transition Écologique (ADEME) et la Fédération Française de Cyclisme. Loin d’être opportuniste, cette étude a été conduite de janvier à décembre 2019.

Dans l’optique du Plan Mobilités Actives du gouvernement et de l’objectif de 9% de part modale du vélo dans les déplacements du quotidien en 2030, l’étude a :

  • réalisé une état des lieux de la pratique du vélo en France et de l’économie liée, 
  • évalué comment l’usage du vélo pouvait se développer et quelles retombées économiques cela pouvait générer,
  • réalisé un recensement et une comparaison de l’organisation de l’écosystème autour du vélo, des politiques et des bonnes pratiques sur le développement de l’usage du vélo dans plusieurs pays européens pour voir l’impact économique.

L’étude propose aussi des recommandations opérationnelles pour développer les usages les plus porteurs en terme de retombées économiques directes et indirectes. Elles n’ont pas été publiées. Seules les commanditaires y ont accès. 

L’infographie ci-dessous publiée avec l’étude en dévoile quelques-une.

En synthèse, les moyens à mettre en œuvre pour aller de l’avant sont :

  • Investir 30 euros par an et par habitants : pour information le budget d’investissement pour l’usage de la voiture est en moyenne de 271 euros et 473 euros pour les transports en commun
  • Développer un réseau cyclable maillé et continu : trop de discontinuités aujourd’hui
  • Réaliser 100 000 km de nouveaux aménagements cyclables
  • Développer la vente de Vélo à Assistance Électrique : 70% des acheteurs de VAE se passent de leur voiture
  • Construire un “écosystème vélo” plus intégré

Sur ce dernier point, le ministère de la transition écologique annoncé mi-mai le lancement d’une Académie des métiers du vélo. Portée par la Fédération des Usagers de la Bicyclette, cette académie bénéficiera d’un fonds de soutien de 8 millions d’euros sur 2020-2022 : “ L’objectif est de développer des guides techniques, une plateforme web et des supports de formation, mais aussi de former des experts du vélo de tous les niveaux (mécaniciens, formateurs…)”.

Une goutte d’eau au regard des 29,5 milliards d’euros générés par le vélo sur l’économie globale.

Télécharger l’étude entière sur https://www.entreprises.gouv.fr/etudes-et-statistiques/impact-economique-et-potentiel-de-developpement-des-usages-du-velo-france

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