A quand des alternatives cohérentes et coordonnées à la voiture solo dans les villes de taille moyenne ?

La France du XXème siècle a été construite autour de la voiture. Donc sortir du « système voiture » ne demande pas seulement de changer les habitudes de toute une population, mais aussi de repenser l’organisation des mobilités, les infrastructures …

Un « système voiture » profondément ancré

The Shift Project – think tank qui oeuvre en faveur d’une économie libérée de la contrainte carbone – a publié un guide pour une mobilité quotidienne bas carbone et s’est concentré sur les zones historiquement conçues autour de la voiture particulière : les villes moyennes et les premières couronnes des grandes agglomérations.

En prenant les retours d’expériences d’Autorités Organisatrices de la Mobilité (AOM) françaises, ce guide vise à proposer à toutes les AOM des mesures centrées sur les modes de déplacement pouvant être mises en place à 5 ou 10 ans et d’autres à plus long terme.

Il ne s’agit pas de remplacer des voitures mais bien un système complet composé de véhicules, d’infrastructures, de services, de fiscalité et d’un imaginaire puissant

La construction d’un système alternatif passe par la mise en œuvre conjointe dans les zones visées de trois axes forts.

Les 3 axes pour la construction d’un système alternatif à la voiture en zone de moyenne densité :

  1. Déconstruire le « système voiture »

    L’urbanisme doit réduire les distances entre les personnes et les services
    La fiscalité doit être fortement incitative pour l’usage des modes décarbonés

  2. Développer un système de modes actifs et partagés

    Des modes actifs comme la marche, les cycles
    Des modes partagés comme les transports en commun, le covoiturage

  3. Susciter et accompagner le changement de comportement

    Mise en place d’actions de communication et de pédagogie
    Accompagnement des entreprises dans leur plans de mobilité (PDM)

Le guide détaille ces axes et préconise des actions à mettre en place. Il met en avant aussi la nécessité d’évaluer les politiques de mobilité mises en œuvre, car c’est grâce à cet effort que nous pourrons voir l’avancement des actions, leur efficacité et apprendre de leurs réussites, des difficultés, obstacles et freins rencontrés. Un des indicateurs intéressants proposé est le report modal : le passage d’un mode carboné vers un moins carboné. Tout ceci est nécessaire à une échelle locale comme nationale.

Guide financé par l’Ademe, l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (ASFA), et Keolis.

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