Quand enjeux climatiques et souveraineté industrielle se conjuguent. De la nécessité d’une filière batterie structurée jusqu’à la fin de vie.

Faire émerger une filière de démantèlement des batteries ouvre des perspectives de création de valeur et d’emplois pour l’économie européenne. Ce questionnement très actuel à l’heure de la crise post-COVID19 traverse l’économie dans son ensemble. Compte-tenu de la part de la batterie dans la valeur des véhicules rechargeables, elle devient essentielle.

Structurer la filière de fin de vie des batteries présente un formidable potentiel. C’est avant toute chose une nécessité pour garantir le caractère vertueux du cycle de vie du véhicule électrique.

En effet pour être définitivement vertueuse…

Si les performances des cycles charges/ décharges seront alors trop dégradées pour un usage automobile. Une batterie automobile se verra transformée en solution stationnaire de stockage. La batterie pourra soutenir le réseau et pallier à l’intermittence des énergies renouvelables. Ou permettre d’accompagner le développement de l’autoconsommation avec des applications déconnectées des réseaux.
De premières expérimentations permettent d’identifier les usages et configurations les plus pertinentes. Des offres structurées autour d’un marché de la seconde vie des batteries sont en cours de déploiement. Certains acteurs se préparent à l’augmentation des volumes.

Batteries de véhicules rechargeables et économie circulaire

Boucler la boucle !

Si sa régénération n’est pas pertinente, la batterie devra faire l’objet d’un démantèlement en vue de son recyclage. Ce dernier ouvre une perspective de relocalisation d’emplois industriels et de valeur en Europe.
Si les pouvoirs publics français et européens sont très attentifs à la création d’un ‘Airbus de la batterie’ pour équiper les véhicules neufs. La problématique du démantèlement des batteries pourrait se révéler indispensable. Non seulement il permettrait d’assurer la maîtrise des impacts environnementaux lors de la fin de vie des équipements. Mais il pourrait contribuer à réduire le besoin d’extraire à nouveau certains matériaux critiques en Asie, en Afrique ou en Amérique latine.

Construire une filière batteries française intégrée,
plus compétitive et différentiante sur le plan environnemental.

Travaux du Conseil national de l’industrie,
Développement d’une filière intégrée de recyclage des batteries lithium

Or la montée en puissance des achats et de l’usage des véhicules électriques va générer une massification des flux. Donc 2027 marquera un tournant avec l’augmentation des volumes de batteries à traiter et le dépassement des capacités actuelles de traitement.

Et si la bataille pour la création de valeur et d’emplois autour des batteries n’étaient pas encore terminée pour la France et l’Europe?

D’après ActuEnvironnement, le 27 Mai 2020

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